Bonjour à tous, j’espère que par-delà
les océans tout se passe bien pour vous. Si c’est le cas :
« Cheers », sinon comme disent les Australiens : «No
worries !!! »
Alors commençons par le
commencement. Il était une fois… Non trop classique. Once upon a time… (C’est
mieux, ça fait plus couleur locale). Donc je vais vous raconter l’histoire de
mes derniers jours à Sydney jusqu’à aujourd’hui.
En attendant l’arrivée de
Cherryne (la copine de Pef), j’ai eu l’occasion de circuler dans le quartier de
Kings Cross, là où se trouvait mon auberge. Il s’avère que c’est aussi là où se
rencontrent beaucoup de backpackers. Certains arrivent, d’autres décollent et quelques-uns
sont seulement de passage. Cela devient un lieu d’échange, et de marché. Là
vous trouverez des histoires plus invraisemblables les unes que les
autres. C’est donc dans Victoria Street
que quasiment tout se passe et notamment la revente des vans, voitures ou 4x4.
Tous les jours, ou presque, je
passais par cette rue pour aller me balader. Évidemment, j’écoutais et
regardais ce qui s’y faisait. Je devais effectivement m’acheter un moyen de
locomotion mais pas forcément sur de quoi et, surtout, ce n’était ni une urgence
ni une priorité car je devais en théorie aller avec Pef et Cherryne dans leur « station
wagon Futura » (sorte de gros break Ford). Puis un soir, je suis tombé
sous le charme d’un petit engin qui a tout de suite attiré mon attention. Un
van Mitsubishi Express 2.0, année 1993, 252 000km. Pas très grand, de la gueule
et un moteur refait à neuf au 213 000ème km. Oui je vous vois
venir… : non ici en Australie les voitures de moins de 100 000km sont
considérées comme neuves. Ici bizarrement les carrosseries souffrent beaucoup
moins qu’en Europe. Ce n’est pas choquant de voir rouler des véhicules avec
plus de 350 000km. Et pourtant ce ne sont pas des poubelles roulantes,
loin de la ! Pour les véhicules de plus de 5 ans, les contrôles techniques
sont obligatoires à chaque renouvellement de « Registration », l’équivalent
tout inclus, de la carte grise, de notre ancienne vignette, de l’assurance au
1/3, et le dit contrôle technique. De son petit nom « Rego »,
celle-ci peut être valable de 6 à 12 mois. Cela dépend de vos finances !
Bon aller, sans plus attendre je
vous montre une ou deux photos de la bête.
Donc comme vous pouvez le voir,
la bestiole a un peu tout le confort : lit, cuisinière au gaz, deux places
à l’avant, le volant à droite, glacière, vaisselles, etc. Puis caché sous le
lit : deux énormes rangements, avec sacs de couchage, deux chaises de
camping à papa (à papa car il y a même les porte-bières intégrés aux
sièges : grand luxe !), tente, et plus de 30 litres d’eau
d’autonomie. Bref tout confort. Le seul hic, c’est que ma valise ne passe pas
dans les rangements du dessous. Elle est trop large. Mais bon je lui ai trouvé
un autre rangement.
Ça c’est le maitre mot du
van : le Rangement. Ici tout doit avoir une place attitrée sinon c’est une
galère sans nom ! Perso je commence petit à petit à trouver des endroits
logiques et pratiques où ranger les choses, mais il n’en reste pas moins vrai
que c’est assez rapide de perdre un truc, de poser ses clefs quelques parts et
de mettre 25 minutes avant de les retrouver. Alors moi qui suis bordélique de
nature, il va falloir que je me discipline.
Alors reprenons le cours de
l’histoire… J’ai acheté le van et après
avoir fait tous les papiers nécessaires, ainsi que quelques réparations sur l’engin
(notamment une boite de vitesse neuve), nous avons enclenché la première, le
mercredi 31 août, et fait route au nord direction la Hunter Valley. Dans un
premier temps nous avions décidé d’aller au sud vers Melbourne, mais nous avons
changé d’avis en pensant qu’au nord il y aurait plus de taf.
Sacrée bestiole c’te chose
la ! Belle araignée de la taille de ma paume de main ! Mauvais
présage ? Bon augure ? Bon n’en parlons plus elle a finie sous ma
chaussure… brrrrr à savoir si elle était dans le van ou alors qu’elle est
tombée d’un arbre… ça on ne saura jamais !
Bref nous voilà lancé sur les
routes. Pour ma part la conduite à gauche est une grande découverte. D’autant
plus que je pensais que les priorités s’inversaient, et que du coup elle était à
gauche. Et bien il n’en est rien, la priorité reste à droite. Assez troublant
aussi les ronds-points… voir venir de la droite au lieu de la gauche ça change.
Mais dans cette nouvelle découverte j’ai eu la tâche aisée car je suivais la
voiture de Pef. Donc pas trop de soucis de placement, tout comme un mouton, je
suivais. Et puis étant en mode économie on n’est pas allé bien vite. Entre 80
et 90km/h. C’est confortable, on a le temps de regarder les paysages,
d’apprécier la Road et de se faire klaxonner par les supers Trucks (camions)
lancés à toutes berzingues !
Après 150 ou 200 km, nous voilà
arrivés dans la Hunter Valley. C’est l’une des premières régions viticole de
l’Australie. Alors je n’ai pas les détails sur celui-ci, mais je sais qu’ils
font de l’assez bon vin.
Parlons deux secondes des vins
Australiens. Bon je ne suis pas le plus grand connaisseur de vin, mais il
semblerait qu’ils aient oublié que le vin pouvait vieillir. Il y a très peu de
vin de garde. Tout est à boire dans les 2 ou 3 ans après la vinification. Les
structures de leurs assemblages sont relativement simples, et cela permet au
plus grand nombre de connaisseurs, ou de méconnaisseurs, de s’y retrouver. À
noter que le connaisseur risque de se lasser assez vite. Et ce, même après
avoir été visité une cave, et avoir gouté parmi leurs meilleurs vins, il faut
dire que leur vin n’est pas fait pour se garder. Il existe certainement quelques vignobles où
l’on fait du vin de garde, mais ce n’est pas dans les coutumes et les us
locaux. Le vigneron nous confiait que son vin était destiné au marché
britannique et que là il fallait de la fleur, du fruit et de la fraicheur.
C’’est au cours de cette visite
que j’ai vu mon premier Kangourou sauvage. Bon, pas de photo car il était trop
loin. Et puis je n’ai pas encore réussi à en prendre un en photo. Les seuls que
j’aurais pu étaient morts écrasés sur le bord de la route. Et là par contre je
n’en ai pas vu qu’un seul. Des aussies (Australiens) nous ont confiés que
c’étaient une source d’accident très fréquente en Australie. La nuit si vous
n’avez pas de parbuffle, inutile de risquer votre voiture. Car taper dans un mâle
de 2 mètres, même à 80km/h, autant vous dire que cela fait des dégâts. Une
rumeur circule aussi sur un Kangourou qui aurait tué un homme. Après avoir
heurté l’animal, celui est venu s’encastrer dans le pare-brise avec les pattes
à l’intérieur du véhicule. Étant encore en vie et pris de panique,
le kangourou a donné des coups des pattes pour essayer de s’échapper. Le malheureux
conducteur qui se trouvait bloqué par sa ceinture, est mort sous les coups de pattes
de l’animal. Au fait qui m’en avait demandé un avant de partir ? Toujours
preneur ?
Bon allons continuons notre
route, qui est tout de même plus gaie que cette histoire de Kangourou…
C’est ce soir là où j’ai pour la
première fois dormi dans mon van. Pas très rassuré car il faut savoir qu’ici il
n’est pas autorisé de dormir dans son moyen de locomotion en dehors des « caravan
park », campings en d’autres termes. Vous risquez une belle amende. J’ai
décidé de braver l’interdit et de dormir dans une petite rue à l’arrière de l’hôtel
ou Cherryne et Pef avait pris leur quartier. Bon il ne m’est rien arrivé et pas
d’amendes non plus. De plus, comme la surveillance de l’hôtel laissait a
désirer, j’ai pu me prendre une douche. Ah oui ça c’est ce qui manque dans un
van, la douche !!! Bref soirée
sympa, mode sandwichs, et vin australien. Et là, en rentrant à mon van, j’ai pu
admirer les étoiles. Je dois vous dire que je n’avais jamais vu aussi bien les
étoiles. En Europe nous somme pollués par la lumière la nuit. Il y a tant
d’éclairage public qu’il devient difficile d’admirer le ciel. Et bien ici c’est
le ciel qui vous éclaire !
Le lendemain nous avons quitté la
Hunter Valley pour aller plus au Nord et nous arrêter dans la ville de
Quirindi. Nous n’avons fait qu’un saut de puce car nous voulions faire un tour
sur le net histoire de trouver de quoi travailler. Pef et Cherryne se sont arrêtés
au premier hôtel à l’entrée de la ville. Enfin au début on croyait que c’était
le centre-ville, mais en fait cde n’était que les abords. Bref ils prennent
leur chambre et s’entendent dire que ce soir pour le jour du printemps :
barbecue gratuit, offert par la maison. Génial ! En plus j’aurai droit de
cuire mes saucisses. (Parenthèse, oui ici les changements de saisons se font le
premier du mois)
Bon on commence la soirée, super sympa, avec
que des gens du coin. On boit, on ris, on échange, on mange, on remange, soit
dit en passant mes saucisses sont restées dans la glacière de mon van et je
n’ai pas déboursé un centime pour la nourriture. Invité par la maison !!!
Le cuisto est sympa, il est associé dans cette affaire avec sa sœur et son beau-frère.
Des gens généreux et vraiment accueillants. La soirée continue et l’on continue
à fêter le printemps. Et je commence à sentir les bras de Morphée m’attirer à
lui. Je commence à dire au revoir et le patron de me dire : «
comment ça tu vas dormir ? où ? dans ton van ? ahhh non alors !
pas question ! bois un coup, et ce soir tu es l’invité de l’hôtel ! ».
Me voilà donc installé dans une chambre… Super sympa ce patron… bon du coup on
continue un peu la soirée, et j’avais besoin de récupérer quelque chose dans
mon van. Je commence à sortir et là le patron toujours aussi gentil me propose
de m’accompagner. Ok en avant, je monte dans mon van récupère ce que je devais
récupérer et là, je sens que l’on me caresse la jambe !!! Ah non non non,
la bibise d’accord, mais pour le reste pas d’accord !!! Je lui dis que
j’ai une copine, que je ne suis pas gai. Il s’excuse et tout s’arrête la !
Ouf ! J’ai failli m’en prendre une sévère ! Bon ça n’a pas été plus
loin et cette gentille monsieur s’est bien tenue !
Réveil assez difficile, le vin
blanc australien fait décidément plus de mal aux cheveux que le vin
français ! Bon, nous avions décidé de bifurquer vers la mer, car nous
avions vu que sur la cote ils recherchaient des pickers de blueberry (ramasseur
de myrtille). Nous prenons donc la direction de Coff Harbour. Là le voyage a
été vraiment superbe, avec de jolies routes de montagne, de la verdure, des
arbres, des pâturages… brefs superbes. Voici quelques photos !
Le soir nous sommes donc arrivés
à Coff Harbour. Aucun intérêt au niveau touristique. Là nous avions prévu de
faire un barbecue. Ici dans les jardins publics vous avez des barbecues
électriques ou à gaz à discrétion. Nous en avons trouvé un, mais le temps que
nous préparions nos provisions, tout un groupe de personne est venue s’y
installer. Pef est allé demander s’il était possible d’utiliser une partie des
plaques, et la personne lui a répondu qu’il allait faire pas mal de chose mais
que ça devrait se faire. On lui a alors dit que l’on pouvait attendre. Bref le
temps passe, et le groupe finit par une bonne quinzaine de personnes. Ok, le
temps passant nous commencions à nous demander quand est-ce que nous pourrions
enfin nous faire à manger ! 15
minutes passent, et l’un des jeunes vient nous voir en nous disant, pas de
problème venez manger avec nous, il y aura trop de nourriture alors barbecue
gratuit pour vous si vous le souhaitez… Attends là, deux fois de suite barbecue
gratuit… ? mais c’est quoi ce pays de rêve ? Bon on accepte, on se
joint à eux, et la chose étrange : il y avait un peu de tous les âges, des
gens bien habillés, d’autres moins… bon… Le cuistot fini de cuire les saucisses
et commence : « Je tenais à vous parler un peu de Jésus… » Et
mince on se rend compte que l’on est invité par une association remplaçante de
l’armée du salut ! Damned ! heu non surtout pas !
Alléluia ! Oui non avons donc partagé le repas des nécessiteux de Coff
Harbour. Et bien on a passé une soirée vraiment sympa. On a pas mal discuté
avec deux étudiants qui avaient participé à l’organisation du repas. Des
presbytériens, purs et durs, mariés à 19 ans et surtout religieusement
prolixes… Enfin bref très très intéressant !
Bon sur ces bonnes paroles, je
vais m’arrêter là pour aujourd’hui ! Je vous garde de la substance pour la
prochaine fois.
Bises de cette partie du monde










